juillet 2007
Les promesses de Nicolas Sarkozy
Les promesses de Nicolas Sarkozy à réduire le nombre des fonctionnaires de la fonction publique sera-t-il tenu l’an prochain ?
Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait répété que l'Etat n'embaucherait qu'un fonctionnaire pour deux partant à la retraite. Cette promesse-là ne sera pas tenue en 2008. Plus de deux partants sur trois seront remplacés, à en croire les chiffres indiqués hier par François Fillon.
Cette annonce a été interprétée comme un recul qui pèsera sur les effets concrets du « paquet fiscal ». Car, si le taux de prélèvements obligatoires est aujourd'hui proche des sommets alors que les gouvernements successifs multiplient les cadeaux fiscaux depuis plus de vingt ans, c'est bien parce que les baisses d'impôts sans effort du côté de la dépense publique n'ont pas produit l'effet de stimulation et d'assainissement de l'économie que visaient ses promoteurs.
Plusieurs raisons poussent à ne pas précipiter à une rationalisation de la fonction publique. Nicolas Sarkozy avait promis de remplacer la moitié des fonctionnaires partant à la retraite sur l'ensemble du quinquennat et non sur une seule année. C'est logique! Comme a tenté de le faire prévaloir le Premier ministre, on ne réduit pas les effectifs dans la fonction publique comme le contenu d'un verre d'eau. A cet égard, l'Etat doit fonctionner comme une entreprise : quand il devient nécessaire de réduire le nombre de postes, il faut repenser le fonctionnement.
Le problème, diminuer le nombre de fonctionnaires, c'est s'exposer au choc de l'impopularité. Budgétairement, ça ne rapporte pas grand-chose, à peine quelques centaines de millions d'euros d'économies au début. Politiquement, ça peut s'avérer coûteux, surtout quand des élections municipales se profilent déjà à l'horizon.
Voilà pourquoi le président et son Premier ministre devront expliquer dans les mois qui viennent pourquoi il est nécessaire de réduire l'emprise de l'Etat et lancer très vite les chantiers de la réforme de l'action publique. Sinon, les impôts finiront par remonter et nos partenaires européens seront fondés à dénoncer l'écart entre les promesses de la campagne et les actes de la présidence.
Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait répété que l'Etat n'embaucherait qu'un fonctionnaire pour deux partant à la retraite. Cette promesse-là ne sera pas tenue en 2008. Plus de deux partants sur trois seront remplacés, à en croire les chiffres indiqués hier par François Fillon.
Cette annonce a été interprétée comme un recul qui pèsera sur les effets concrets du « paquet fiscal ». Car, si le taux de prélèvements obligatoires est aujourd'hui proche des sommets alors que les gouvernements successifs multiplient les cadeaux fiscaux depuis plus de vingt ans, c'est bien parce que les baisses d'impôts sans effort du côté de la dépense publique n'ont pas produit l'effet de stimulation et d'assainissement de l'économie que visaient ses promoteurs.
Plusieurs raisons poussent à ne pas précipiter à une rationalisation de la fonction publique. Nicolas Sarkozy avait promis de remplacer la moitié des fonctionnaires partant à la retraite sur l'ensemble du quinquennat et non sur une seule année. C'est logique! Comme a tenté de le faire prévaloir le Premier ministre, on ne réduit pas les effectifs dans la fonction publique comme le contenu d'un verre d'eau. A cet égard, l'Etat doit fonctionner comme une entreprise : quand il devient nécessaire de réduire le nombre de postes, il faut repenser le fonctionnement.
Le problème, diminuer le nombre de fonctionnaires, c'est s'exposer au choc de l'impopularité. Budgétairement, ça ne rapporte pas grand-chose, à peine quelques centaines de millions d'euros d'économies au début. Politiquement, ça peut s'avérer coûteux, surtout quand des élections municipales se profilent déjà à l'horizon.
Voilà pourquoi le président et son Premier ministre devront expliquer dans les mois qui viennent pourquoi il est nécessaire de réduire l'emprise de l'Etat et lancer très vite les chantiers de la réforme de l'action publique. Sinon, les impôts finiront par remonter et nos partenaires européens seront fondés à dénoncer l'écart entre les promesses de la campagne et les actes de la présidence.