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Les promesses de Nicolas Sarkozy

Les promesses de Nicolas Sarkozy à réduire le nombre des fonctionnaires de la fonction publique sera-t-il tenu l’an prochain ?

Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait répété que l'Etat n'embaucherait qu'un fonctionnaire pour deux partant à la retraite. Cette promesse-là ne sera pas tenue en 2008. Plus de deux partants sur trois seront remplacés, à en croire les chiffres indiqués hier par François Fillon.


Cette annonce a été interprétée comme un recul qui pèsera sur les effets concrets du « paquet fiscal ». Car, si le taux de prélèvements obligatoires est aujourd'hui proche des sommets alors que les gouvernements successifs multiplient les cadeaux fiscaux depuis plus de vingt ans, c'est bien parce que les baisses d'impôts sans effort du côté de la dépense publique n'ont pas produit l'effet de stimulation et d'assainissement de l'économie que visaient ses promoteurs.

Plusieurs raisons poussent à ne pas précipiter à une rationalisation de la fonction publique. Nicolas Sarkozy avait promis de remplacer la moitié des fonctionnaires partant à la retraite sur l'ensemble du quinquennat et non sur une seule année. C'est logique! Comme a tenté de le faire prévaloir le Premier ministre, on ne réduit pas les effectifs dans la fonction publique comme le contenu d'un verre d'eau. A cet égard, l'Etat doit fonctionner comme une entreprise : quand il devient nécessaire de réduire le nombre de postes, il faut repenser le fonctionnement.

Le problème, diminuer le nombre de fonctionnaires, c'est s'exposer au choc de l'impopularité. Budgétairement, ça ne rapporte pas grand-chose, à peine quelques centaines de millions d'euros d'économies au début. Politiquement, ça peut s'avérer coûteux, surtout quand des élections municipales se profilent déjà à l'horizon.

Voilà pourquoi le président et son Premier ministre devront expliquer dans les mois qui viennent pourquoi il est nécessaire de réduire l'emprise de l'Etat et lancer très vite les chantiers de la réforme de l'action publique. Sinon, les impôts finiront par remonter et nos partenaires européens seront fondés à dénoncer l'écart entre les promesses de la campagne et les actes de la présidence.

 

Selon le quotidien les échos du jeudi 28 juin 2007, le 1er juillet 2007 est la date d’un ensemble de changements en effet le président Sarkozy ayant affirmé « Le coup de pouce, je le donnerai à tous les salaires, et non uniquement au SMIC, qui concerne 17 % des salariés ».

Les changements du 1er juillet 2007 concernent le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance), Assurance-chômage, Prestations familiales, Assurance-maladie, SNCF, RATP, France Télécom.

Les bonnes surprises s'accumulent pour les entreprises, en plus d'allégements de charges sociales sur les heures supplémentaires, celles-ci se préparent à une augmentation modérée du
salaire minimum, qui interviendra, comme chaque année, le 1er juillet. Contrairement à l'an dernier, le gouvernement est en effet décidé à n'accorder aucun coup de pouce à la hausse du SMIC.

Ainsi le SMIC sera revalorisé de 2,06% au 1er juillet, contre 3,05% en 2006, cette revalorisation, qui doit être discutée en Commission Nationale de la Négociation Collective le 25 juin et en Conseil des ministres le 27, portera le salaire minimum à 8,44 euros brut de l'heure contre 8,44 euros, en conséquent le salaire brut mensuel (base de 35 heures hebdomadaires) sera porté à 1.279 euros et le net à 1.000 euros. Le traitement minimum mensuel de la fonction publique augmentera lui aussi et sera porté à 1.283,2 euros brut contre 1.255,02 euros.

Aussi bien les plafonds de ressources pour l'attribution des
Prestations familiales seront augmentés de 1,7 %. Ainsi, pour les couples avec un seul revenu, le plafond annuel de ressources de la prime à la naissance ou à l'adoption et de l'allocation de base (de la prestation d'accueil du jeune enfant) passera pour un enfant à 32.328 euros, pour 2 enfants à 38.794 euros.

Les allocations de l’assurance-chômage seront revalorisées de 1,95 %. Cette augmentation est appliquée sur les allocations de juillet qui seront payés le début d’août et qui concerne 1,6 million de demandeurs d'emploi indemnisés par l'Unedic.

Cependant le complément de ressources des handicapés qui ne peuvent pas travailler de majorer leur allocation aux adultes handicapés pour atteindre 80 % du SMIC n'est pas revalorisé. Les associations ont fait un décrochage.

En outre, Le tarif de la consultation des médecins généralistes passe de 1 euro, à 22 euros et celui de la visite à domicile augmente également de 31 à 32 euros. Concernant les personnes âgées de 70 ans et plus, ils peuvent bénéficier d’une consultation de dépistage de maladies neurologiques gratuite et non obligatoire.

Pour ce qui est du
transport, il y aura une hausse du prix des billets trains Corail et aux TER. Concernant les TGV la hausse a lieu en janvier.

L’augmentation du prix des billets, sur la base d'un plein tarif en 2e classe, est entre 10 centimes et 2,9 euros.
Par exemple, le trajet Paris-Caen sera porté à 29,10 euros contre 28,40 euros. Le prix de la carte Enfant passe de 68 à 69 euros, celui de la carte Senior de 53 à 55 euros.

Quant au carnet de tickets de métro, il sera relevé passe à 11,10 euros contre 10,90. Dès le
1er juillet, le ticket est rebaptisé " t+ " et permet des correspondances entre bus et tramways pendant 1 h 30. Sa couleur évoluera au cours des prochains mois du mauve au blanc. Le prix de la carte Orange augmentera de 1,8 % (il passe de 52,50 à 53,50 euros pour la zone 2).

Egalement le prix de l'abonnement à
France Télécom sera réévalué de 1 euro, le 3 juillet, à 16 euros par mois. En contrepartie, France Télécom s'est engagée à baisser de plus de 5 % le prix par minute des appels depuis un fixe vers un fixe en métropole et de plus de 8 % les appels depuis un fixe vers les DOM.

Les associations et les syndicats se sont déjà prononcés contre l'avant-projet de loi du 1er juillet 2007.
Les syndicats, qui ont attendu des gestes forts en faveur du pouvoir d'achat, mais avec seulement une augmentation juste de 2 % l'an (qui implique une faible inflation), le salaire minimum n’atteindraient que 1.412 euros au 1er juillet 2012. Loin des 1.500 euros qu'avait promis Ségolène Royal.

Egalement, La faible augmentation du SMICleur apparaîtra d'autant plus injuste que l'Etat supprime, également au 1er juillet, les 2,1 points de charges patronales restant au niveau du SMIC dans les établissements de moins de 20 salariés.

Ils critiquent également le projet de TVA sociale, qui risque selon eux de peser sur les ménages peu aisés.
Pour la la
CFDT, la CGT et la CGC critiquent eux aussi l’avant projet loi, au motif qu'il pénaliserait une part importante des salariés (temps partiels, forfait cadres, etc.) et aurait des effets négatifs sur l'emploi.

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